Histoire de l'aérodrome
La vocation aéronautique de Saint-Cyr-l'École
date du début du XXe siècle.
Le comte de la Vaulx fait construire en 1907
« aux portes de Saint-Cyr » un hangar pour abriter
un
dirigeable dit aéronat. La même année,
Santos-Dumont poursuit les essais de son monoplan surnommé
la Demoiselle, reliant Saint-Cyr à
Buc à la vitesse de 90 km/h
.
Trois ans plus tard, le dirigeable, La Liberté,
fait une série d'ascensions ayant pour base un hangar démontable
sur le terrain qu'occupera ultérieurement la base aérienne 272.
Et le premier dirigeable à carcasse rigide
le Spiess est construit par la société Zodiac en 1913.
En 1911 est créé l'institut
aérotechnique (IAT) par
Deutsch de la Meurthe pour effectuer « toutes recherches
et essais concernant la technique des appareils en équilibre
ou en mouvement dans l'air ».
Des recherches entreprises à partir de 1909
par
Gustave Eiffel aboutissent en 1911 au dépôt d'un
brevet qui concerne un dispositif (diffuseur placé en sortie
de veine d'expériences), ayant pour but d'augmenter le rendement
énergétique des installations destinées à créer des courants
d'air artificiels (souffleries).
En septembre 1912, le capitaine Eteve est promu
chef du centre aéronautique de Saint-Cyr-l'École : l'aviation
et l'aérostation sont regroupées sous ses ordres. Le terrain
en bordure de la « route aux cochons » (l'actuelle
rue du Docteur Vaillant) est retenu, ainsi que la caserne Charles
Renard, destinée à recevoir les pilotes.
En 1913, le premier groupe d'aérostation se
trouve à Saint-Cyr-l'École. De nombreux essais de dirigeables
sont effectués, des « saucisses » sont montées dans
les ateliers de la base où beaucoup d'ouvrières de la commune
sont employées à l'entoilage.
En août 1914, au début de la première guerre
mondiale, le camp de Mourmelon est replié à Saint-Cyr-l'École
et pendant la guerre, le champ d'aviation devient un énorme
atelier et un centre de réparation des appareils endommagés
qui arrivent par trains entiers. 4000 personnes, civils et militaires
y travaillent en 1917.
En 1944, les bombardements massifs des alliés
détruisent les installations militaires et la ville. A partir
de 1946, la base est amputée de son aérodrome, lequel est cédé
au ministère des Travaux Publics et des Transports et devient
géré par
Aéroports de Paris.

L'aérodrome aujourd'hui
Avec 1250 pilotes répartis sur 12 aéroclubs
et une école de formation hélicoptère, l'aérodrome affiche chaque
année plus de 70 000 mouvements.
Histoire du Club par Claude
Chevreux
L’association naquit des cendres de l’aéro-club
de SAINT-GERMAIN en 1947. Elle était située en
bordure de Seine, à Montesson, face et au
pied de la terrasse du Château.
A cette époque la plate-forme avait
été implantée pour servir de centre d’essais
aux stampes S.V.4, construits après la guerre, à
la SCAN de Sartrouville. Les appareils étaient acheminés
au terrain par péniche pour y être essayés
en vol.
Les deux personnages, clés de voûte
de l’association, furent Philipe Waldberg industriel et
Jean Cavin Garagiste (à droite sur la photo à
coté de Pierre BLIN autre figure du club). Grâce
à leur passion et aussi à leurs moyens financiers,
ils permirent jusqu’en 1955 de lisser toutes les difficultés
qui n’ont pas manqué au cours de cette période.
Pourquoi, le Club porte il le nom de ce prestigieux
précurseur, mal connu des passionnés que nous
sommes?
Philipe Waldberg habitait Croissy, il avait comme voisin la
famille TISSANDIER. Avec l’accord de celle-ci, il emprunta
le nom de Paul TISSANDIER.
Pour mémoire, il est bon de rappeler à la communauté
l’action de Paul TISSANDIER à l’arrivée
en France des Frères WRIGHT :
Paul Tissandier et le Comte de Lambert se sont très vite
intéressés à l’invention des deux
frères. Paul était déjà passionné
des choses de l’air. Son oncle Gaston lui donna le goût
du vol en qualité d’aérostier et, convaincu
que cette découverte allait faire prodigieusement progresser
l’homme dans l’espace, il se porta acquéreur
d’un fameux FLYER.
L’histoire dit qu’après
avoir été formé et breveté par l’un
des deux frères ( brevet N° 10), il entama des négociations
pour financer l’achat de son appareil. A ce propos, la
convention avec les financiers, stipulait qu’il devait
former bénévolement cinq pilotes parmi des militaires,
dont le Capitaine Etévé. C’est ainsi qu’il
devint le premier instructeur bénévole sur ce
type d’appareil.
Titulaire des premiers records notre homme s’effaça
devant les Blériot, Farman et Santos Dumont, pour se
consacrer à des tâches plus obscure telle que l’homologation
des records et la mise sur pied de la Fédération
aéronautique internationale et l’aéro-club
de France.
Cela étant dit, il est bon de revenir au tout début
de l’aéro-club à Montesson, si l’un
des lecteurs circule un jour sur la route D 121 du Vésinet
vers Sartrouville, juste avant de passer sous l’ouvrage
de l’autoroute A 14, sur la gauche, se situait le terrain.
Un hangar y était implanté (identique à
celui de Saint-Cyr) ainsi qu' une maison préfabriquée,
qu’avait su négocier le Président Waldberg.
Elle servait de Club-house et de logement pour le mécanicien.
C’est en 1954 que l’épopée se termina
par un transfert vers Saint-Cyr. Rendons hommage au Président
Waldberg en précisant que sans ses démarches et
ses relations, nous n’aurions pu bénéficier
de l’emplacement dont nous disposons aujourd’hui.
En 1955 le président Jacques DUBOIS reprit la destinée
du Club et comme un chef d’entreprise qu’il était,
il a su inculquer aux futurs Présidents les valeurs qui
permirent à cette association de se maintenir parmi les
plus appréciée de la région Parisienne.
Claude Chevreux, Chef pilote, 10 000 heures
de vol,"moustachu"du club.
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